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Une rencontre avec Sarah Cohen-Scali réussie et enrichissante
Article paru dans La Tribune Le Progrès du 11 février 2017
Article mis en ligne le 13 février 2017
dernière modification le 14 février 2017

par Gwenaël Daval

Sarah Cohen-Scali est écrivaine à temps plein, sa première publication date de 1989 après avoir fait des études de philosophie et s’être passionnée pour le théâtre.
Elle a à son actif une cinquantaine d’ouvrages destinés à des publics "ados - jeunes adultes" et adultes.
Elle a abordé divers styles comme le polar, le fantastique, le roman historique (Max, dans la sélection DAO 2016-2017) répartis selon différentes périodes.
La lecture est avant tout son outil de travail, elle se nourrie de ses lectures.
L’envie d’écrire lui est venue sur "le tard", vers 29 ans, après un "échec" à trouver sa place dans le théâtre. Au lycée, hormis les dissertations, elle n’écrivait pas.

Pourquoi le sujet de Max ?
"C’est au départ une commande d’éditeur (qui n’a finalement pas publié l’ouvrage), j’avais libre choix de la période historique et la Seconde Guerre mondiale était celle que je connais le mieux. C’est un travail qui a nécessité beaucoup de recherches et une collecte énorme de documentation. Quand je choisis une idée, je me lance dans le travail (8h45 - 16h tous les jours), je n’aime pas le terme "inspiration". On a tous des idées qui nous viennent, des rêves, mais c’est le travail qui fait la différence".

Pourquoi un tel succès pour Max ?
"J’avais déjà abordé le thème du nazisme dans une nouvelle mais je ne suis pas une spécialiste de cette période, ni une historienne ! Ce roman n’était pas au départ destiné à un public jeune car le thème ne s’y prêtait apparemment pas, et certaines scènes sont trop dures. J’ai décidé de me mettre en danger avec ce livre, non seulement par le thème abordé mais aussi par le choix du point de vue. Le narrateur est un fœtus nazi, un anti-héro par excellence, sûr de lui, de ses idées et de l’idéal qu’il représente. Je me suis efforcée de susciter de l’empathie pour un personnage inattendu et dérangeant. Je traite aussi d’une thématique, le programme Lebensborn, peu connue et peu abordée dans la littérature. Un bon roman, au delà du thème, c’est tout d’abord un bon point de vue de narration et un bon temps de narration".

Existe-t-il une suite à Max ?
"Oui, elle est déjà prête, il me reste à la faire publier..."

Avez-vous eu un droit de regard sur la première de couverture ?
"Oui, et désormais j’inclue dans tous mes contrats ce droit de regard. Cette couverture est aussi dérangeante que le personnage, mais jamais personne ne l’a trouvée choquante en France ou en Australie, par exemple. Il y a actuellement une petite polémique aux États-Unis où le livre doit prochainement sortir".

Que pensez-vous de la littérature jeunesse d’aujourd’hui ?
"Globalement, je n’apprécie pas. En tant que lectrice d’une maison d’édition, je lis beaucoup de très mauvaises choses ! La littérature jeunesse est avant tout, selon moi, un gros "business", qui doit rapporter au détriment de la qualité. Je suis très pessimiste sur le devenir de cette littérature en terme d’intérêt. Tous ces livres qui parlent d’un monde dévasté où essaie de survivre un groupe d’ados, où il y forcément une histoire d’amour, avec des suites interminables... Je n’aime pas !"

Que lisez-vous ?
"J’aime essentiellement la littérature anglo-saxonne et peu la littérature francophone même si cela peut paraître contradictoire avec ma remarque précédante. Je voues une grande admiration à Joyce Carol Oates, à William Styron... La littérature contemporaine anglo-saxonne produit de très belles choses."

Que faites-vous en ce moment ?
" Je viens de terminé l’écriture de la suite de Max et je désespère de la faire publier faute d’éditeur. Max était très polémique au départ et l’éditeur a mis 6 mois à me donner son accord. J’ai dû batailler pour défendre cet anti-héro. Désormais, la suite ne paraît plus assez "dérangeante" car Max, comme tout personnage, évolue. Il ne peut pas rester ce qu’il est au départ. J’aimerai pourtant tellement que les lecteurs, qui sont demandeurs, est accès à la suite et voit comment Max a évolué !
Je viens de terminer Phobie, un roman d’anticipation où se mêlent horreur, conte de fées et le livre sort en février 2017".

Nous remercions chaleureusement Sarah Cohen-Scali pour son partage et sa disponibilité.




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